
Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunes du Tchad (CAMOJET) s’inquiète vivement de la multiplication des violences entre communautés, en particulier dans la province du Mayo-Kebbi Est, où des événements tragiques ont récemment endeuillé la région.
Dans un communiqué publié le 9 juin à N’Djamena, l’organisation condamne « avec la plus grande fermeté toutes les formes de violences qui continuent d’endeuiller les familles tchadiennes ». Elle souligne que rien ne saurait justifier le recours à la violence pour régler des différends fonciers, pastoraux ou sociaux.
Face à cette situation, le CAMOJET interpelle le gouvernement : il lui demande de « renforcer les mécanismes de prévention des conflits » et de mobiliser tous les moyens nécessaires pour lutter contre les causes profondes de ces violences récurrentes. L’accent doit être mis sur l’alerte précoce, la médiation communautaire et le renforcement de la présence de l’État dans les zones à risque.
Par ailleurs, le Collectif invite l’ensemble des leaders communautaires, religieux et traditionnels, ainsi que la société civile, à privilégier le dialogue. Il appelle enfin « à la promotion des valeurs de patriotisme, de citoyenneté responsable, d’acceptation de l’autre et du vivre-ensemble » pour consolider durablement la paix et l’unité nationale. « Rien ne saurait justifier le recours à la violence », insiste le secrétaire général, Bechir Hamid Youssouf.
Kissia Dani
