La Dynamique des Responsables des Médias du Tchad (DYNAREMET) a exprimé aujourd’hui son inquiétude par le biais d’un communiqué de presse ce 12 juin 2026, en raison d’actes d’intimidation présumés à l’encontre de M. Mbairabé Ouaye, journaliste et fondateur du journal Le Haut-Parleur.

D’après les informations fournies par DYNAREMET, des individus se présentant comme des connaissances ont récemment tenté de découvrir l’adresse de M. Ouaye. Ces actions troublantes incluent des appels anonymes l’invitant à se rendre à certains organismes pour des entretiens dont les motifs restent incertains.

Sans spéculer sur l’identité des personnes en cause, DYNAREMET souligne que de telles pratiques sont alarmantes et nuisent à la tranquillité d’exercice des journalistes. Cet incident survient après la publication par Le Haut-Parleur d’un article traitant d’un litige foncier entre deux familles, mettant en lumière les dangers auxquels les journalistes font face lorsqu’ils abordent des sujets d’intérêt public.

L’organisation rappelle que la législation tchadienne prévoit des recours légaux pour contester le contenu d’une publication, permettant à toute personne se sentant lésée de défendre ses droits devant les tribunaux compétents. DYNAREMET insiste sur la nécessité de respecter la liberté de la presse, protégée par la loi n°31/PR/2018 et par des dispositions constitutionnelles.

Elle condamne fermement toute forme d’intimidation ou de harcèlement qui pourrait compromettre l’indépendance des journalistes. Dans un État de droit, les différends liés aux publications doivent être résolus par les voies légales appropriées.

DYNAREMET appelle les autorités à garantir la protection de M. Ouaye et à mener une enquête sur ces faits, tout en respectant les procédures en vigueur. Elle invite également les organisations de défense des droits humains, les associations de médias et les citoyens à rester attentifs à cette situation.

Enfin, la DYNAREMET réaffirme que la liberté de la presse est un pilier essentiel de toute démocratie. Assurer aux journalistes la possibilité d’exercer leur métier en toute sécurité est une responsabilité collective cruciale pour renforcer l’État de droit et la bonne gouvernance au Tchad.

Gazelle Presse

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