
L’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) a publié huer mardi 30 juin un communiqué signalant la détérioration inquiétante de la santé de Max Kemkoye, l’un des cinq présidents de l’opposition maintenus à la maison d’arrêt de Klessoum. Leur détention, qualifiée d’arbitraire par les défenseurs des droits humains, fait suite à la dissolution du GCAP et à une condamnation à huit ans de prison en mai dernier pour des chefs d’accusation contestés .
L’UDP dénonce des « conditions très dégradables » et un « environnement insalubre » propices à la maladie. Le parti exige la libération pour raisons médicales des cinq leaders, une demande introduite par la défense le 19 mai. Il alerte les Nations unies, l’affaire étant pendante devant le Groupe de travail sur la détention arbitraire. « Être opposant ne doit pas être un crime », martèle le communiqué.
« Refuser ce droit [à la santé] revient à condamner cette personne à une mort certaine », peut-on lire dans le texte, qui rappelle les décès précédents en prison. Face à l’urgence, l’UDP met en garde : la responsabilité des autorités pourrait être engagée en cas d’issue fatale.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
