
Au lendemain de la libération de plusieurs détenus à la faveur de la grâce présidentielle, le gouvernement tchadien veut désormais tourner le regard vers l’apaisement. Selon nos confrères de l’Agence Tchadienne de Presse et d’Édition (ATPE), le ministre de la Communication, Gassim Chérif Mahamat, a appelé samedi 15 août à une nouvelle dynamique politique et sociale.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’ONAMA, le porte-parole du gouvernement a présenté la décision du chef de l’État comme une occasion de renouer le dialogue et de renforcer la cohésion nationale. Il estime que cette mesure doit surtout être suivie d’un engagement collectif en faveur de la paix.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de dépasser les divisions liées à l’origine régionale ou à l’appartenance religieuse. Il a notamment rejeté les discours qui présentent le Tchad à travers une opposition entre différentes communautés ou entre le Nord et le Sud.
Pour Gassim Chérif Mahamat, la prochaine étape doit être celle de l’inclusion. Il évoque la possibilité d’un « deuxième temps politique », dans lequel les différents acteurs pourraient prendre part à la construction nationale.
Le porte-parole du gouvernement reconnaît néanmoins que plusieurs dossiers restent sensibles, notamment la justice, le développement, l’égalité des chances et la décentralisation. Il appelle donc les responsables politiques à tirer les leçons de la période récente et à privilégier la responsabilité plutôt que la confrontation.
La grâce présidentielle ouvre ainsi, selon le gouvernement, une nouvelle séquence dont l’issue dépendra de la capacité des acteurs tchadiens à transformer ce geste en véritable dynamique d’apaisement.
Adnely Carine
