
Kousseri, ville camerounaise frontalière avec N’Djamena, la capitale tchadienne, traverse une nouvelle période de tension. Des manifestations ont éclaté après la mort de deux jeunes hommes lors d’une intervention des forces de l’ordre dans le quartier Wally Fourdou.
Selon plusieurs médias locaux camerounais, notamment Koaci et Lebledparle.com, les faits se sont déroulés le mercredi 22 juillet lors d’une opération menée par des éléments des Équipes spéciales d’intervention rapide (ESIR) dans le cadre d’une lutte contre la consommation et le trafic de stupéfiants. Deux jeunes auraient été tués par balle pendant cette intervention, provoquant une vive émotion au sein de la population.
La source immédiate de la colère populaire serait donc liée aux circonstances de ces décès et aux interrogations sur l’usage des armes à feu par les forces de sécurité. Les habitants réclament des éclaircissements sur le déroulement exact de l’opération et souhaitent que les responsabilités soient établies.
Après l’inhumation d’Abba, présenté comme l’une des victimes, des habitants sont redescendus dans les rues ce jeudi 23 juillet. Des sources locales rapportent notamment l’incendie d’un véhicule de police dans un contexte de forte tension. En fin de matinée, un retour progressif au calme était toutefois observé dans plusieurs quartiers.
Les autorités camerounaises n’ont pas encore livré de version officielle complète sur les circonstances des tirs. Une enquête pourrait permettre de déterminer les responsabilités et d’apaiser une situation qui inquiète dans cette zone frontalière stratégique du bassin du lac Tchad.
Kissia Dani
