
En Gambie, le débat autour d’un éventuel troisième mandat du président Adama Barrow continue d’alimenter la défiance et l’agitation au sein de l’opposition, à l’approche de l’élection présidentielle prévue en décembre 2026.
Alors que le chef de l’État n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, plusieurs formations politiques d’opposition redoutent qu’Adama Barrow ne cherche à prolonger son séjour au pouvoir au-delà de ses deux premiers mandats. Cette perspective ravive les critiques sur le respect des engagements pris lors de son arrivée au pouvoir en 2017, après la chute de l’ancien président Yahya Jammeh.
Le Parti démocratique uni (UDP), principale force d’opposition, figure parmi les voix les plus critiques. Ses responsables estiment qu’un troisième mandat remettrait en question les promesses de rupture démocratique faites après la fin du régime Jammeh et pourrait fragiliser les acquis institutionnels du pays.
Les partisans d’Adama Barrow soutiennent, de leur côté, que la Constitution actuelle ne limite pas clairement le nombre de mandats présidentiels et que toute candidature éventuelle serait conforme au cadre juridique en vigueur.
Mais dans les rangs de l’opposition, le doute persiste. Entre la question du fichier électoral, les débats institutionnels et l’incertitude autour des intentions du président, la scène politique gambienne entre dans une période de forte tension à l’approche du scrutin de 2026.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
