
Un incident armé entre des forces de la République du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC) a ravivé les tensions sur le fleuve Congo. L’affrontement s’est produit dans la zone de l’île Makoloko, entre Makotimpoko, côté Congo-Brazzaville, et Yumbi, en RDC.
Les circonstances exactes restent toutefois floues. Plusieurs sources évoquent une rencontre entre des patrouilles fluviales des deux pays qui aurait dégénéré en échange de tirs. Un compte rendu rapporté par la presse congolaise fait état de deux militaires du Congo-Brazzaville, un marin et un gendarme, interpellés puis conduits à Yumbi. D’autres militaires auraient également été portés disparus.
Le bilan humain demeure lui aussi incertain. Des sources font état d’un adolescent de 15 ans tué, mais aucun bilan officiel commun et définitif n’a été établi par Kinshasa et Brazzaville. Les autorités des deux pays restent donc prudentes sur les circonstances et les responsabilités.
L’incident intervient alors que la ministre d’État aux Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, se trouvait à Brazzaville. La responsable congolaise a appelé à la retenue et assuré que les ministres de la Défense des deux pays étaient en contact permanent pour clarifier la situation.
Kinshasa et Brazzaville privilégient ainsi l’apaisement. Pour les deux voisins, l’enjeu est désormais d’éviter qu’un incident localisé sur une frontière fluviale sensible ne se transforme en crise diplomatique. Les autorités doivent notamment clarifier les règles de patrouille et renforcer la coordination entre leurs forces afin d’empêcher une répétition de ces affrontements.
Adnely Carine
