
La trajectoire budgétaire du Burkina Faso connaît une amélioration notable. Dans son rapport économique publié le 30 juin, la Banque mondiale souligne une réduction significative du déficit budgétaire, passé de 5,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 1,8 % en 2025.
L’institution financière internationale attribue cette évolution aux réformes mises en œuvre par les autorités burkinabè, notamment une meilleure mobilisation des recettes fiscales, une maîtrise accrue des dépenses publiques et un renforcement de la discipline budgétaire.
Cette performance intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les défis sécuritaires, les besoins d’accompagnement des personnes déplacées internes et les investissements nécessaires au développement des infrastructures.
Selon la Banque mondiale, cette consolidation des finances publiques s’accompagne d’une reprise de la croissance économique, renforçant la capacité de résilience de l’économie nationale.
L’institution estime que ces résultats pourraient contribuer à restaurer la confiance des investisseurs et permettre à l’État burkinabè de disposer de nouvelles marges pour poursuivre ses réformes économiques.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
