Hier, 20 avril 2026, le Mouvement pour l’Unité et le Renouveau (MUR), un parti politique tchadien, a officiellement adressé une demande au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Par l’intermédiaire de son président, Saleh Bourma Ali, le mouvement conteste des accusations graves et fallacieuses émises par certains représentants du gouvernement soudanais.

Dans un document intitulé « Contestation formelle d’allégations mensongères, diffamatoires et non étayées », le MUR vise à réfuter des allégations qui mettent en cause l’État tchadien et ses plus hautes autorités, en particulier le Président, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Ces accusations insinuent que le Tchad aurait soutenu un groupe armé non étatique au Soudan, dirigé par le Général Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé « Hemeti ».

Le MUR rejette ces allégations, affirmant qu’elles ne reposent sur aucune preuve crédible. Saleh Bourma Ali dénonce une campagne de désinformation destinée à ternir l’image des institutions tchadiennes. Il rappelle que, selon le Statut de Rome de la CPI, toute personne accusée est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire, et que les preuves doivent être pertinentes et légalement recevables.

Le mouvement souligne que, depuis le début du conflit soudanais, le Tchad a respecté les principes du droit international humanitaire en accueillant les réfugiés soudanais dans des conditions favorables. « Ces faits témoignent d’une approche humanitaire en totale contradiction avec les accusations formulées », a déclaré Saleh Bourma Ali.

De plus, le MUR appelle le Bureau du Procureur à faire preuve de rigueur dans l’examen de ces accusations non fondées, en s’appuyant sur des preuves vérifiables. Il se réserve également le droit d’explorer des voies légales pour défendre sa position et contribuer à établir la vérité.

En vertu de l’article 14 de la Convention de Rome, qui garantit le droit de convoquer des responsables, le MUR a également appelé certaines figures clés du Soudan. Cet article souligne le pouvoir des États Parties de demander au Procureur de la CPI d’enquêter sur les diffamations. Le MUR sollicite donc une enquête approfondie sur ces allégations.

Enfin, le MUR réaffirme son engagement envers les principes du droit international, notamment la souveraineté des États, la non-ingérence et le respect des normes internationales.

A. Carine

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *