La Plateforme des Journalistes Panafricains (PJP) a élevé la voix, mardi, pour dénoncer les mesures de répression visant plusieurs médias indépendants en Ouganda. Dans un communiqué officiel, l’organisation condamne fermement la suspension des émissions de NTV, du Daily Monitor et de plusieurs stations de radio, décidée sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni.

Selon la PJP, des militaires ont été déployés autour des locaux du principal groupe de presse indépendant du pays, créant un « climat d’intimidation inacceptable » contre les journalistes et les professionnels des médias. L’organisation panafricaine qualifie cette démonstration de force d’« atteinte grave à la liberté de la presse, au droit du public à une information libre et au pluralisme des médias ».

La Plateforme rappelle que « le journalisme n’est pas un crime » et que réduire des médias au silence par la menace militaire est incompatible avec les principes démocratiques et les engagements internationaux de l’Ouganda. Elle appelle les autorités ougandaises, en particulier le président Museveni, à mettre fin à toute intimidation, à rétablir les émissions et à garantir la sécurité des journalistes.

La PJP invite enfin l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est et l’ensemble de la communauté internationale à suivre de près cette situation et à agir pour empêcher une nouvelle escalade. « La liberté de la presse est un pilier essentiel de toute société démocratique », conclut l’organisation.

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