En cette période de forte canicule couplée aux délestages intempestifs, la population de N’Djamena peine à garder ses téléphones allumés. Le powerbank, autrefois solution miracle, montre désormais ses limites.

Avec des coupures pouvant durer plus de 24 heures d’affilée, ces batteries portables s’épuisent avant le retour du courant. Beaucoup se retrouvent avec téléphone éteint et powerbank vide. Résultat, ils paient jusqu’à 500 francs CFA par recharge chez des commerçants, contre 200 auparavant.

Pour comprendre ce phénomène, Mahamat Abdoulaye, technicien en électronique, explique, « La canicule tue les batteries lithium-ion. Actuellement, les températures dépassent 40°C, ce qui les décharge très rapidement. De plus, les cycles de recharge incomplets à cause du délestage abîment leur capacité. Un powerbank qui donnait trois recharges complètes n’en donne plus qu’une seule », explique-t-il.

Il recommande d’éviter de recharger son téléphone sur le powerbank en pleine chaleur, et de ne jamais exposer l’appareil au soleil. Mais face à l’ampleur du problème, ces astuces restent insuffisantes. En attendant, les N’Djaménois attendent un retour à une électricité stable ou la saison des pluies.

Adnely Carine

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *