
La situation sanitaire à N’Djamena est critique. Face à la montée alarmante des cas de dengue et d’autres maladies entraînant de nombreux décès, le Comité Directeur National de la Coordination des Associations de la Société Civile et de Droits de l’Homme (CASCIDHO), dirigé par Mahamat Digadimbaye, a convoqué une séance extraordinaire pour demander une intervention immédiate du Gouvernement.
Les hôpitaux sont débordés, accueillant des patients souvent à même le sol en raison de l’insuffisance d’infrastructures. « Nos établissements de santé sont submergés », déclare Issakha Digadimbaye, soulignant l’urgence d’une réponse gouvernementale efficace. L’absence de matériel de diagnostic rapide dans les centres de santé complique davantage la situation, laissant de nombreuses personnes sans soins.
La CASCIDHO propose plusieurs mesures : fournir des kits de dépistage rapide dans tous les centres de santé, débloquer des fonds d’urgence pour installer des structures temporaires, garantir la gratuité des soins d’urgence, et mener une enquête épidémiologique pour comprendre les causes de cette mortalité élevée. De plus, une campagne de démoustication est jugée essentielle pour freiner la propagation de la dengue.
L’organisation appelle également le Gouvernement à déclarer l’état d’urgence sanitaire pour mobiliser des ressources et lutter efficacement contre cette crise. « Il est impératif d’agir rapidement pour protéger nos concitoyens », insiste Issakha Digadimbaye.
La CASCIDHO exhorte la population à respecter les mesures de protection et à rester sereine, soulignant que la situation peut encore être maîtrisée avec des actions appropriées. La gravité de la situation à N’Djamena exige une mobilisation immédiate pour endiguer cette crise sanitaire.
Adnely Carine
