La stratégie d’expansion maritime russe en Afrique prend une nouvelle dimension. Moscou a officiellement autorisé l’ouverture de négociations avec Yaoundé et Brazzaville pour faciliter l’accès de ses bâtiments militaires à leurs installations portuaires.
L’offensive diplomatique et militaire russe sur le continent africain se précise. Le 30 octobre 2026, le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a signé deux décisions autorisant son ministère de la Défense à engager des négociations avec le Cameroun et la République du Congo sur des protocoles d’accès portuaire.
Les projets envisagés permettraient aux navires de guerre russes d’accoster pour se ravitailler, effectuer des réparations et assurer le repos de leurs équipages. Les dispositions prévoient jusqu’à trois bâtiments militaires simultanément dans les eaux et ports des États partenaires. La durée initiale envisagée est de cinq ans, renouvelable.
Cette initiative intervient quelques jours après une alerte des services de renseignement militaire ukrainiens, qui identifiaient cinq pays africains ciblés par Moscou : le Cameroun, le Congo, Madagascar, le Nigeria et le Togo.
Au-delà de la coopération bilatérale, ces facilités pourraient renforcer les capacités logistiques de la marine russe dans le golfe de Guinée.
Toutefois, les négociations autorisées ne constituent pas encore des accords définitivement conclus, encore moins l’installation de bases militaires permanentes.
