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Face à la persistance des tensions communautaires, les autorités traditionnelles tchadiennes veulent renforcer leur rôle dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Réunis pendant trois jours à Mongo, dans la province du Guéra, les chefs traditionnels des 23 provinces ont formulé plusieurs recommandations pour promouvoir la médiation locale et préserver le vivre-ensemble.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs, les différends intercommunautaires et les discours de haine continuent de mettre à l’épreuve la cohésion sociale au Tchad. Dans ce contexte, les chefferies traditionnelles entendent réaffirmer leur place dans les mécanismes de prévention et de règlement des différends.

C’est autour de ces enjeux que s’est tenu le Forum national des chefferies traditionnelles, clôturé ce samedi 31 octobre 2026 à Mongo. La rencontre, placée sous le très haut patronage du président Mahamat Idriss Déby Itno, a réuni des autorités traditionnelles venues des 23 provinces du pays.

Au terme des échanges, les participants ont préconisé le renforcement des capacités des chefs traditionnels, l’élaboration d’un guide de médiation traditionnelle et l’instauration de mécanismes permanents de dialogue. Ils ont également recommandé l’actualisation de la Charte nationale d’éthique.

L’objectif est de mieux outiller ces autorités de proximité pour intervenir dans les situations de tension, faciliter les négociations entre communautés et prévenir l’aggravation des différends.

Présidant la cérémonie de clôture au nom du Chef de l’État, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Guéra, le Contrôleur général de police Abdoulaye Ibrahim Siam, a insisté sur la nécessité de traduire les recommandations en actions concrètes.

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