Face à la situation sanitaire préoccupante liée à la dengue, le médecin infectiologue, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine de N’Djaména et praticien au Centre hospitalo-Universitaire La Renaissance (CHU-R), Dr Djiddi Ali Sougoudi tire la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des moyens de diagnostic de la dengue dans les hôpitaux tchadiens.
Dans une déclaration rendue publique, le médecin tire la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles sont confrontées les structures sanitaires dans la prise en charge des personnes suspectées d’être infectées par la dengue.
« Les hôpitaux manquent des moyens, il manque des tests de dépistage de la dengue », déplore-t-il, exprimant son inquiétude face à une situation qu’il juge particulièrement grave.
L’enseignant-chercheur et écrivain regrette également ce qu’il qualifie de « silence assourdissant » devant les décès qui s’accumulent. « C’est triste de constater […] et les morts s’accumulent, une hécatombe », alerte-t-il.
Cette sortie relance les interrogations sur les capacités de riposte du système sanitaire tchadien, notamment en matière de diagnostic et de prise en charge des malades. Elle remet également au centre du débat la nécessité de renforcer les équipements et les moyens des établissements hospitaliers.
