La condamnation à huit ans de prison ferme des responsables de l’ex‑GCAP suscite l’indignation d’une partie de la société civile. Falmata Allamine Mahamat, politologue juriste, estime que l’institution judiciaire « n’a pas répondu aux attentes de la population tchadienne ».

Elle rappelle que « la liberté de manifestation pour dénoncer une injustice est un droit garanti par la loi aux partis politiques » et souligne un paradoxe juridique, la marche projetée n’a même pas eu lieu. « En l’absence de commencement d’exécution, la qualification pénale est ici contestable », affirme-t-elle.

L’experte pointe également le principe de la personnalité des peines. Selon elle, « la détention d’une arme à feu sans autorisation administrative par un chef de parti relève de sa responsabilité pénale individuelle. Cette infraction personnelle ne saurait être imputée de manière collective au regroupement GCAP ». Elle appelle à une justice qui « doit impérativement inspirer la confiance des justiciables, car sa mission fondamentale est de dire le droit en toute impartialité ».

Adnely Carine

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