Le sénateur Abderaman Koulamallah, ancien porte-parole du gouvernement, a fermement réagi aux critiques visant la décision de la Cour suprême sur le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP). Selon lui, accuser la haute juridiction de « scandale juridique » relève d’une « lecture militante et politique du droit ».

Pour le sénateur, « la Cour suprême n’a pas inventé sa compétence. L’article 45 de la loi portant Charte des partis politiques prévoit clairement que les alliances doivent être déclarées sous peine de nullité. »

Koulamallah balaie les polémiques sur la forme procédurale : « Parler de “confusion de deuxième année de droit” relève davantage de la formule politique que de l’analyse juridique sérieuse. » Il insiste sur la régularité de la saisine par le ministère compétent et sur la formation collégiale ayant statué. Il dénonce surtout « le discrédit global jeté sur l’ensemble de la magistrature tchadienne », estimant que contester une décision est légitime, mais que « prétendre que tous les magistrats seraient des “médiocres” ou des instruments politiques n’est ni une démarche juridique, ni une démarche démocratique ».

Le sénateur appelle à ne pas confondre débat politique et délégitimation des institutions judiciaires, et à respecter des magistrats qu’il juge compétents.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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