
Le président du GRAC-TCHAD, Ahmat Haroun Larry, exprime son inquiétude face à une défiance croissante des Tchadiens envers leurs dirigeants. Dans une déclaration, il déplore : « Nous constatons avec regret que de nombreux Tchadiens se désolidarisent aujourd’hui des acteurs politiques. » Selon lui, une « insouciance » gagne la population, même face aux drames frappant l’armée, conséquence de « politiques jugées incertaines et éloignées des réalités du peuple ».
Larry met en garde contre un rejet profond de plusieurs hauts cadres de l’État : « Certains citoyens en arrivent même à se réjouir de leurs difficultés, signe d’une fracture grave entre gouvernants et gouvernés. » Il appelle à une révision urgente des méthodes de gouvernance, axée sur la justice, l’écoute et l’humilité.
Il ajoute que « beaucoup de prises de parole publiques des dirigeants aggravent davantage la colère et la frustration », pointant des promesses non tenues et un sentiment de mépris. Le Tchad, conclut-il, a besoin d’unité, de responsabilité et d’un véritable rapprochement pour préserver la paix.
Adnely Carine
