
L’épidémie de choléra continue de gagner du terrain au Tchad, avec une situation particulièrement préoccupante dans la capitale, N’Djamena. Déclarée officiellement à N’Djamena le 24 juillet 2026, la maladie s’est depuis étendue à plusieurs zones sanitaires. Au 1er août, le bilan national faisait état de 239 cas et 13 décès.
À N’Djamena, Dr Rozi Tchou Issa, médecin-chef du district sanitaire de N’Djamena-Est, avait déjà alerté sur la progression de l’épidémie. Au 30 juillet, il faisait état de 55 cas confirmés, dont six décès et 33 guérisons dans la capitale. Les premiers cas suspects avaient été signalés dans le quartier de Farcha, avant l’extension de la maladie à d’autres districts sanitaires.
Pour les professionnels de santé, la prévention reste déterminante. Les autorités sanitaires et municipales multiplient les campagnes de sensibilisation, notamment sur le lavage régulier des mains, la consommation d’eau potable, l’assainissement du cadre de vie et l’évitement des eaux potentiellement contaminées.
Qu’est-ce que le choléra ?
Le choléra est une infection intestinale aiguë provoquée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Sans traitement rapide, elle peut provoquer une déshydratation sévère et entraîner la mort en quelques heures.
Les principaux signes sont une diarrhée aqueuse abondante, des vomissements, une grande faiblesse, des crampes musculaires et des signes de déshydratation.
La prévention repose sur des gestes simples : boire de l’eau potable ou préalablement traitée, bien cuire les aliments, se laver les mains à l’eau et au savon, utiliser des latrines et maintenir l’environnement propre.
Face à une diarrhée aiguë importante, la réhydratation doit commencer rapidement et le malade doit être conduit sans délai dans un centre de santé. Dans le contexte actuel, la vigilance de chaque famille demeure essentielle pour limiter la propagation du choléra.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
