
Dans un communiqué, le Cadre de Concertation des Jeunes pour la Défense des Intérêts Africains (CCJDIA), représenté par son secrétaire général Abbé Abel, a appelé les autorités tchadiennes à assurer l’indépendance de la justice suite à la décision récente du Tchad de se retirer du traité de Rome, qui encadre la Cour Pénale Internationale (CPI).
Cette décision intervient dans un contexte de critiques croissantes concernant le rôle de la CPI, souvent perçue comme un outil de pression des puissances occidentales sur les dirigeants africains. Le CCJDIA rappelle que cette préoccupation est partagée par de nombreuses organisations africaines, qui constatent que la Cour semble principalement viser les dirigeants africains, tandis que les actions des dirigeants occidentaux restent souvent sans conséquences. L’affaire Laurent Gbagbo illustre bien cette situation.
Le CCJDIA considère que le retrait du Tchad de la CPI représente un pas vers une souveraineté accrue et une responsabilité renforcée en matière de justice. En consolidant son système judiciaire national, le Tchad pourrait ainsi affirmer son indépendance sur la scène internationale. L’organisation applaudit cette initiative du gouvernement, y voyant une opportunité de promouvoir la bonne gouvernance et d’améliorer l’image du pays.
Cependant, le CCJDIA souligne que cette décision ne doit pas être interprétée comme un rejet des normes judiciaires internationales. Au contraire, elle représente une chance pour le Tchad de prouver sa capacité à gérer efficacement et équitablement ses affaires judiciaires.
En conclusion, le CCJDIA exhorte le président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, à prioriser l’indépendance de la justice, condition essentielle pour établir une gouvernance saine et transparente. La perception d’une justice autonome sera déterminante pour le Tchad, tant sur le plan national qu’international.
Gazelle Presse
