Le président du Groupe de réflexion pour l’avenir et la construction (GRAC-TCHAD) interpelle les autorités sur la propagation des discours de haine, la désinformation et les risques que certaines dérives numériques font peser sur la cohésion nationale.
Les autorités tchadiennes sont appelées à renforcer la régulation des réseaux sociaux face à la multiplication des contenus jugés préjudiciables à la paix sociale. Dans une déclaration, Ahmat Haroun Larry, président du Groupe de réflexion pour l’avenir et la cohésion (GRAC-TCHAD), exhorte l’État et les institutions compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités.
Le responsable pointe notamment la désinformation, les discours de haine ethnique et religieuse ainsi que les publications susceptibles d’attiser les tensions communautaires. Selon lui, ces pratiques menacent le vivre-ensemble et risquent de fragiliser davantage la cohésion nationale.
Dans son interpellation, il met particulièrement en cause l’action de l’Agence nationale de sécurité informatique et de certification électronique (ANSICE), s’interrogeant sur l’efficacité de son intervention face aux dérives observées sur les plateformes numériques.
TikTok figure également parmi ses préoccupations. Évoquant les mesures prises par certains pays pour encadrer cette plateforme, Ahmat Haroun Larry estime que le Tchad doit examiner les moyens de mieux protéger sa jeunesse et de préserver ses valeurs sociales.
Toutefois, il précise que la régulation ne saurait justifier une restriction arbitraire de la liberté d’expression. Il plaide plutôt pour une réponse impartiale, transparente et conforme à la loi contre la cybercriminalité, les appels à la violence et les incitations à la haine.
À travers cette prise de position, le président du GRAC-TCHAD réclame des mesures concrètes et urgentes, estimant que la sécurité numérique et la cohésion nationale nécessitent une implication accrue des pouvoirs publics.
