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La centrale thermique de 40 mégawatts (MW), en cours de construction à Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena, devrait être mise en service d’ici à la fin du mois d’août 2026. Ce projet, financé par un don de la République algérienne, vise à renforcer la production d’électricité dans la capitale, régulièrement confrontée à d’importantes perturbations de l’approvisionnement.

Deux mois après le lancement officiel des travaux, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, s’est rendu sur le chantier pour constater l’état d’avancement des travaux. Selon les informations communiquées à l’issue de cette visite, le montage des turbines est en cours. Cette étape sera suivie du raccordement de la centrale au réseau électrique, avant une mise en service annoncée pour la fin du mois d’août.

Chantier du central thermique de 40 mégawatts de Farcha. Photo crédit : Ministère de l’Eau et de l’Energie

Si cette nouvelle capacité de production représente une avancée importante, elle ne constitue toutefois qu’une partie de la réponse aux difficultés structurelles du secteur électrique tchadien. Le ministre lui-même a reconnu que le vieillissement du réseau de transport et de distribution de la Société nationale d’électricité (Tchadelec) pourrait limiter les bénéfices immédiats de cette nouvelle centrale. La modernisation des infrastructures de transport de l’énergie apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour permettre aux consommateurs de profiter pleinement de cette production supplémentaire.

À N’Djamena, les délestages répétés continuent de perturber le quotidien des ménages, des commerçants, des établissements de santé et des entreprises. Ces coupures affectent également les activités économiques et alimentent un mécontentement grandissant parmi les habitants.

L’annonce prochaine de l’injection de 40 MW dans le réseau suscite donc autant d’espoir que de prudence. Sur les réseaux sociaux comme dans les échanges entre habitants, de nombreux citoyens saluent l’arrivée de cette nouvelle infrastructure tout en exprimant leurs réserves. Plusieurs estiment que l’amélioration de la fourniture d’électricité dépendra moins de l’augmentation de la capacité de production que de la réhabilitation du réseau de distribution et d’une gestion plus efficace du secteur.

Dans ce contexte, la mise en service de la centrale sera perçue comme un premier test. Au-delà des annonces, les usagers attendent surtout une amélioration tangible de l’accès à l’électricité, avec des coupures moins fréquentes et une alimentation plus stable. C’est sur ces résultats concrets que sera appréciée la portée réelle de cet investissement.

Sakhaïroune Ousmane Kikigne

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