
Face à une fièvre ou une douleur, le réflexe du comprimé est quasi automatique. Pourtant, ni le paracétamol ni l’ibuprofène ne soignent la cause des maux, prévient le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo.
Le paracétamol masque la douleur et fait baisser la fièvre sans s’attaquer à l’origine du problème. L’ibuprofène, anti-inflammatoire, offre une action temporaire. « Leur rôle se limite au soulagement des symptômes », rappelle l’urgentiste. Conséquence : une amélioration trompeuse peut retarder une consultation et laisser évoluer silencieusement une pathologie grave, comme une pneumonie ou une infection généralisée.
Les risques d’un usage systématique sont bien réels : atteinte hépatique pour le paracétamol, ulcères ou insuffisance rénale pour l’ibuprofène. Le Dr Kierzek déconseille formellement l’automédication avec ce dernier, qui peut aggraver certaines infections.
Pour éviter ces écueils, consultez si la douleur persiste plus de 48 heures, si la fièvre dépasse 38,5°C pendant trois jours, ou en présence de vomissements, d’essoufflement ou de confusion. « Ces médicaments sont des béquilles, pas des solutions. Les prendre sans comprendre ce qu’ils masquent revient à éteindre l’alarme incendie sans éteindre le feu », conclut-il.
Adnely Carine
