
Par un communiqué publié ce 29 juin 2026, la Coalition des actions citoyennes Wakit Tamma, représentée par son coordinateur Zakaria Adam Zakaria, a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des victimes d’un naufrage survenu près de Bousso, dans la province du Chari Baguirmi. Ce drame a entraîné la mort de 11 personnes, principalement des femmes et des enfants, et met en évidence l’abandon dont souffrent les habitants de cette région, malgré ses richesses pétrolières.
Wakit Tamma a vivement critiqué le silence du gouvernement face à cette tragédie. Ni le ministère de la Femme et de la Petite Enfance, ni le chef du gouvernement Allahmaye Halina, ni le Président de la République n’ont réagi. «Cette indifférence coupable montre, une fois de plus, que la vie des Tchadiens n’a aucune valeur pour ce régime», a déclaré Zakaria Adam Zakaria. Selon la coalition, l’absence d’infrastructures essentielles telles que routes, centres de santé, écoles et accès à l’eau potable constitue une lourde responsabilité du gouvernement, qui doit être tenu pour comptable de ce drame.
Wakit Tamma a aussi dénoncé le comportement du Sultan de la province, Vice-président du Sénat, qu’elle accuse de gestion clientéliste et de complicité avec le régime. La coalition estime que la vente des ressources locales à une « caste dirigeante » a conduit à ignorer les demandes des jeunes pour une gestion responsable des revenus pétroliers. «Aujourd’hui, l’histoire leur donne tragiquement raison», a ajouté Zakaria.
Concernant le lancement du troisième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), la coalition estime que cela est inapproprié dans un contexte de stabilité précaire. Elle souligne que plusieurs provinces, y compris celle du Lac, subissent des impacts du terrorisme et des inondations, rendant un recensement équitable impossible. Wakit Tamma a donc appelé la Banque mondiale et les Nations unies à suspendre tout financement lié à ce recensement, qu’elle considère comme politisé.
Enfin, la coalition a dénoncé les dérives autoritaires du régime, qui réduit l’espace politique et étouffe les voix dissidentes. Elle a rappelé des événements tragiques récents, comme l’assassinat de Yaya Dillo et la condamnation de Succès Masra, ainsi que les arrestations arbitraires de leaders de la société civile. Wakit Tamma a interpellé la communauté internationale, y compris l’Union européenne, la France et les États-Unis, pour qu’ils revoient leur soutien à un régime qui réprime son peuple et musèle l’opposition.
En conclusion, Wakit Tamma affirme que des vies ont été perdues à cause d’un système défaillant et appelle à une mobilisation citoyenne pour exiger des comptes et un changement profond.
