
Alors que la 10e édition du Salon International Smart City bat son plein au Sacré-Cœur de Casablanca, une voix venue d’Afrique centrale attire l’attention. Celle d’Amina Beya Hissein, PDG de la startup ADI CHAD, qui représente fièrement le Tchad au sein de ce rendez-vous incontournable dédié à la ville augmentée et aux innovations urbaines.
Un événement sous le signe de l’IA et des jumeaux numériques
Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette édition anniversaire a pour thème central la « Smart City Augmentée » . Pendant deux jours, décideurs publics, experts internationaux et entrepreneurs se penchent sur quatre axes stratégiques : innovation digitale et jeunesse, dynamisme économique, culture et sport (en perspective de la CAN 2025 et de la Coupe du Monde 2030), ainsi que mobilité et qualité de vie. C’est dans ce cadre exigeant que la délégation tchadienne a fait entendre sa différence.
ADI CHAD : faire rayonner le savoir-faire numérique tchadien
Présente dans le village startup et sur plusieurs panels de partage, Amina Beya Hissein n’a pas seulement représenté sa jeune pousse. Elle a porté la vision d’un Tchad en pleine émergence numérique. Lors de ses interventions, la PDG d’ADI CHAD a démontré comment les solutions locales peuvent répondre aux défis urbains et logistiques des villes africaines, tout en valorisant l’ingénierie et les compétences technologiques venues de N’Djaména.
Sa participation a permis de promouvoir activement l’innovation numérique tchadienne, trop souvent méconnue à l’échelle continentale. En exposant des cas concrets d’usage des nouvelles technologies adaptées aux réalités du Sahel, elle a suscité l’intérêt de plusieurs investisseurs et experts présents dans la capitale économique marocaine.
Une vitrine pour l’entrepreneuriat féminin tchadien
Au-delà des aspects techniques, c’est tout le dynamisme de l’entrepreneuriat féminin qui a été mis en lumière. Dans un secteur encore majoritairement masculin, la trajectoire d’Amina Beya Hissein incarne la persévérance et l’ambition des cheffes d’entreprise tchadiennes. Le salon, en offrant une plateforme d’échanges privilégiée entre investisseurs, entrepreneurs, experts et décideurs, a valorisé son leadership et renforcé la visibilité des femmes technologues de la région.
« Notre présence ici montre que les jeunes entreprises nationales tchadiennes ont toute leur place sur la scène internationale », a-t-elle souligné en marge d’une table ronde consacrée aux innovations frugales. « Nous ne venons pas seulement chercher des marchés, nous venons aussi partager notre expérience et construire des ponts. »
Des perspectives de collaboration concrètes
Cette participation ne s’est pas limitée à une vitrine. Selon les informations recueillies, ADI CHAD a noué de nouveaux contacts avec des fonds d’investissement marocains et européens, ainsi qu’avec des incubateurs spécialisés dans les technologies urbaines. Plusieurs partenariats techniques exploratoires sont déjà en discussion, notamment autour de la digitalisation des services communautaires et du transfert de compétences entre Casablanca et N’Djaména.
Le salon a ainsi servi de véritable pont entre l’écosystème tchadien et les réseaux d’innovation internationaux, ouvrant la voie à des collaborations Sud-Sud et euro-africaines durables.
ADI CHAD confirme son ambition nationale et internationale
Pour l’entreprise basée à N’Djaména, ce déplacement au Maroc marque une étape clé dans son développement. ADI CHAD entend devenir un acteur de référence de la transformation numérique du Tchad, en s’appuyant sur des alliances stratégiques forgées lors de grands événements comme Smart City Casablanca.
En conclusion, la participation remarquée d’Amina Beya Hissein démontre que le Tchad dispose d’un vivier de compétences technologiques capable de s’imposer à l’international. Reste désormais à concrétiser les promesses d’affaires et les échanges engagés au bord de l’Atlantique, pour que cette dynamique profite pleinement à l’innovation numérique du pays.
Adnely Carine
