
Le Tchad célèbre ce mardi 11 août 2026 le 66ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. À N’Djamena comme dans plusieurs provinces, les couleurs nationales flottent, les uniformes sont de sortie et les cérémonies officielles rythment cette journée consacrée à la souveraineté nationale.
À la Place de la Nation, au cœur de la capitale, le défilé militaire constitue l’un des temps forts de cette célébration. Le président Mahamat Idriss Déby Itno préside les festivités, entouré de responsables civils et militaires ainsi que d’invités étrangers. Les présidents de Madagascar et de Guinée-Bissau ont notamment effectué le déplacement à N’Djamena pour prendre part aux cérémonies.
Mais derrière les fanfares, les drapeaux et les discours officiels, le 11 août reste aussi un moment de réflexion sur le chemin parcouru depuis 1960. Soixante-six ans après la proclamation de l’indépendance, le pays demeure confronté à d’importants défis : consolidation de l’État, développement économique, justice sociale, sécurité, cohésion nationale et amélioration des conditions de vie.
Dans son message à la Nation, Mahamat Idriss Déby a insisté sur l’unité, le patriotisme et la nécessité de rejeter les « ingérences extérieures ». Il a également évoqué les conflits intercommunautaires, l’accès inéquitable aux ressources, les difficultés de la justice et la circulation des armes.
Autre geste annoncé à l’occasion de cette fête nationale : une grâce présidentielle en faveur de plusieurs personnes condamnées, présentée comme une mesure destinée à favoriser la paix, la réconciliation et l’unité nationale.
Le 11 août n’est donc pas seulement une date historique. Il est aussi un miroir du Tchad d’aujourd’hui : un pays qui célèbre sa souveraineté tout en poursuivant sa quête de stabilité, de justice, de développement et d’un véritable vivre-ensemble.
Issak Abdoulaye Ben
Stagiaire
