
Dans un contexte de tensions croissantes entre le Ministre de la sécurité publique et de l’immigration Ali Ahmat Aghabach et la magistrature, le Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a pris l’initiative de clarifier la situation via une déclaration sur sa page officielle.
Le chef de l’État a souligné l’importance de la liberté d’expression dans une démocratie, affirmant qu’elle doit être exercée sans exclusion, que l’on soit citoyen ou responsable public. Selon lui, lorsque des magistrats, qui détiennent une responsabilité publique, ne tolèrent pas la critique, cela peut compromettre les fondements du contrat social.
Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a également rappelé sa décision stratégique de ne plus présider le conseil supérieur de la magistrature, une mesure qu’il juge essentielle pour garantir la séparation des pouvoirs. Cette démarche vise à renforcer l’indépendance de la justice, un aspect crucial dans le fonctionnement d’une démocratie.
Le président a tenu à préciser que le ministre de la sécurité n’a pas critiqué l’ensemble de la justice ni tous les magistrats. Cette nuance est déterminante pour éviter toute interprétation erronée des propos du ministre, dont l’intention n’était pas de remettre en question l’intégrité du système judiciaire.
Il a également évoqué le rôle du syndicalisme dans une démocratie, soulignant que défendre un individu ou un groupe ne doit pas justifier des comportements contraires aux valeurs de justice et d’éthique. Cette affirmation vise à rappeler l’importance d’un équilibre entre la défense des droits et le respect des normes éthiques en vigueur.
Notons que les magistrats ont porté plainte contre le Ministre de la sécurité pour des propos jugés outranciers.
Gazelle Presse
