La Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) a réagi à un communiqué de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) suite à une mission de contrôle effectuée dans ses locaux le 7 août dernier. Dans un communiqué publié le 13 août 2026, la SHT a exprimé ses inquiétudes quant aux modalités de cette intervention, qualifiant certaines pratiques d’intimidation.

La SHT souligne avoir entièrement coopéré avec les équipes de l’AILC, en désignant un interlocuteur et en fournissant les documents requis. Cependant, elle conteste les accusations selon lesquelles elle aurait entravé la mission, affirmant que le respect de ses procédures internes ne doit pas être interprété comme un refus de collaboration.

Concernant l’intervention du 7 août, la SHT a dénoncé la présence excessive des forces de sécurité, qui a créé une ambiance coercitive perturbant le bon fonctionnement de l’entreprise. L’incident le plus notable a concerné la Directrice Commerciale et Marketing, retenue dans son bureau pendant près de cinq heures sans possibilité de communication ni d’assistance, une situation qualifiée de « traitement humiliant et dégradant » par la SHT, qui appelle à une clarification sur sa légalité.

En réponse aux accusations de l’AILC, la SHT a fermement nié que sa Directrice ait imprimé les factures demandées, précisant que c’est la Contrôleure Générale Adjointe qui aurait pris en charge cette tâche, sans décharge adéquate.

La SHT conclut en émettant des doutes sur la crédibilité de la mission de contrôle et appelle à un strict respect des procédures pour assurer la légitimité des actions menées au nom de l’État. Cette situation met en lumière des tensions croissantes entre les organismes de régulation et les acteurs du secteur des hydrocarbures au Tchad.

Gazelle Presse

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