
Réunis jeudi 26 février à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’état-major de la CEDEAO ont franchi une nouvelle étape dans la riposte régionale contre le terrorisme. L’organisation prévoit de déployer d’ici fin 2026 une force d’intervention de 2 000 soldats, destinée à contenir l’expansion des groupes armés en Afrique de l’Ouest.
La réunion, présidée par le chef de l’État sierra-léonais Julius Maada Bio, a également insisté sur la nécessité d’une coordination technique avec l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Malgré les tensions politiques, les responsables militaires plaident pour une coopération pragmatique face à une menace devenue transfrontalière.
La priorité reste l’autofinancement, afin de garantir la souveraineté et la rapidité d’action de cette future force, alors que la région concentre désormais plus de la moitié des décès mondiaux liés au terrorisme. Les États membres doivent désormais préciser leurs contributions en troupes et en moyens, condition jugée essentielle pour rendre ce dispositif pleinement opérationnel face aux nouveaux foyers d’insécurité qui gagnent progressivement les zones côtières ouest-africaines ces derniers mois, selon plusieurs sources sécuritaires régionales concordantes.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
