
Une voix s’élève. Dans une lettre ouverte publiée ce week-end, l’activiste et figure de la société civile Ahmat Haroun Larry a interpellé le Maréchal Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, afin d’obtenir la grâce présidentielle pour plusieurs détenus qualifiés de « prisonniers politiques ».
Parmi les noms cités, celui d’Avoksouma, actuellement en soins intensifs, ainsi que ses camarades du GCAP (Groupe de concertation des acteurs politiques), dont l’état de santé serait très préoccupant. Israël serait quant à lui « entre la vie et la mort », tandis que Fatimé souffrirait de complications liées au diabète après une césarienne. Succès Masra, déjà gracié par le passé selon la lettre, verrait sa santé décliner. Sont également mentionnés Idriss Youssouf Boy, que le président affectionnerait, ainsi que le général Abdoulaye Miskine et ses compagnons, âgés et malades.
Ahmat Haroun Larry rappelle au chef de l’État sa « grandeur d’âme » passée – notamment le pardon accordé à des personnes impliquées dans l’assassinat de son père ou l’ayant insulté pendant des années. Il plaide pour un « geste humanitaire » au nom de la paix, de la réconciliation nationale et des valeurs de l’islam.
En cette période de fête, la supplique appelle à la clémence pour « soulager les familles et apaiser les cœurs ». Sollicité par RFI, le gouvernement tchadien n’a pas encore réagi.
Sakhaïroune Ousmane Kikigne
