La Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad (COSADT) hausse le ton face à la décision des autorités tchadiennes d’engager le retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI). Réunie samedi 8 août 2026 à la radio FM Liberté, l’organisation a exprimé ses inquiétudes devant une démarche qu’elle estime préjudiciable à la justice et à la lutte contre l’impunité.

Pour la COSADT, une décision d’une telle portée aurait dû faire l’objet d’un débat public et d’une large concertation nationale. Son coordonnateur, Izadine Ahmat Tidjani, estime que le contexte actuel exige plutôt le renforcement des mécanismes de protection des droits humains et de responsabilité judiciaire.

La coalition redoute qu’un retrait de la CPI ne réduise les garanties offertes aux victimes et ne fragilise davantage la justice au Tchad.

Pour rappel, le gouvernement tchadien a annoncé, le 27 juillet 2026, son retrait du Statut de Rome, invoquant notamment une instrumentalisation politique de la CPI.

Kissia Dani

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