Un cri d’alerte venu du sud du Tchad. Dans une lettre ouverte adressée à la ministre en charge de l’Action sociale, le président du Collectif des associations des personnes handicapées du Moyen Chari (CAHPH/MC), Ouya Bassou Boula, tire la sonnette d’alarme sur la non-remise d’équipements promis à sa communauté.

Lors de la dernière Journée Nationale des Personnes en Situation de Handicap, le ministère s’était solennellement engagé à doter la province en matériels adaptés : fauteuils roulants, cannes blanches, prothèses et autres aides à la mobilité. Une promesse accueillie comme une « bouffée d’espoir » par les bénéficiaires.

Selon le courrier du CAHPH/MC, les investigations menées auprès des services compétents confirment pourtant que ces équipements sont bel et bien disponibles. Mais à ce jour, ils n’ont toujours pas quitté N’Djamena. « Cette attente prolongée suscite des inquiétudes légitimes », écrit M. Ouya, qui sollicite l’interpersonnelle de la ministre pour un acheminement rapide vers les localités du Moyen Chari.

Pour ce défenseur des droits des personnes vulnérables, ces équipements sont « un levier essentiel pour l’autonomie, la mobilité et la pleine participation à la vie sociale ». Convaincu de l’engagement du gouvernement en faveur de l’inclusion, il espère une réponse rapide à cette requête, alors que des milliers de Tchadiens en situation de handicap attendent, dans l’ombre, que les paroles se muent enfin en actes.

Kissia Dani

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